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6 au profit de donneurs d’ordre. Ceux-ci voient dans les trois avantages décrits précédemment des bénéfices à les utiliser plutôt que les moyens traditionnels. À partir de ce marché, a émergé une nouvelle profession, que l’on appelle aujourd’hui « droniste » si vous me permettez ce néologisme, dans la mesure où des individus, des sociétés, se sont organisés pour faire face à cette demande. Il y a donc environ 1 000 sociétés référencées à la DGAC. C’est énorme, car la réglementation en question ne date que d’un peu plus de deux ans et que l’on a estimé qu’à partir de ces 1 000 sociétés, dont beaucoup sont des autoentreprises, il y a environ 3 000 emplois directs créés. La réglementation a créé le marché des activités autorisées ; beaucoup de possibilités sont apparues dans le domaine de l’audio-visuel – 80% du marché aujourd’hui –, mais aussi dans les milieux industriels et agricoles. Ces 20 % restant amènent des sociétés – exploitant des réseaux d’autoroute ou de transport ferroviaire, des sites industriels et de production énergétique –, à se poser la question de l’utilisation des drones. Cette profession fait face à la demande. Elle est appuyée par les pouvoirs publics dans la mesure où un « conseil pour les drones civils » est en cours de création. Elle s’interroge maintenant sur sa pérennité à cause d’un phénomène qu’elle n’avait pas détecté. Nous sommes préparés éventuellement à y faire face, bien que nous soyons très peu structurés, et nous sommes prêts à donner notre aval et tout notre appui d’expert en matière de technique et d’usage à toutes les initiatives visant à contrer ce phénomène. M. Jean-Yves Le Déaut, président. Je vous remercie. Je vais donner la parole à M. Laurent Henry, vice-président, et à M. Jean-Paul Perret, membre du bureau directeur, responsable du comité de pilotage des activités sportives, Fédération française d’aéromodélisme. Je rappelle que votre fédération regroupe 840 clubs affiliés pour 28 000 licenciés en France. Quelle information, sensibilisation et pédagogie déployez-vous auprès de vos adhérents pour assurer le respect de la réglementation. Comme cela a été dit tout à l’heure, les drones ou les modèles réduits d’aéromodélisme ne peuvent pas survoler certains lieux. On peut fabriquer des engins en commandant sur internet. La règlementation vous parait-elle suffisante ? M. Laurent Henry, vice-président de la Fédération française d’aéromodélisme. Je vous remercie de nous donner la parole lors de cette audition publique. La Fédération française d’aéromodélisme (FFAM), depuis 1966, gère un sport-loisir au travers duquel ses licenciés mettent en œuvre des modèles réduits d’aéronefs, dits aéromodèles. Dans la règlementation, les aéronefs correspondent à tous types d’aéronefs télécommandés sans personne à bord, utilisés à des fins de loisir et de compétition. Nous regroupons, vous l’avez dit, environ 28 000 licenciés répartis dans l’ensemble du territoire, 840 associations, et 800 plates-formes d’activité. Nous avons appris à gérer nos licenciés et à les informer régulièrement de leurs droits et de leurs devoirs. On peut constater que rares ont été les transgressions des règles en matière d’utilisation de l’espace aérien, d’image ou de fréquences d’émission. Les aéromodèles sont de tout type : avion, hélicoptère, planeur, aérostat, maintenant multi-rotors ou drones de loisirs. Le besoin d’une aire d’évolution reconnue et autorisée, balisée et sécurisée, pousse les pratiquants à rejoindre nos structures. Ainsi, nous pouvons faire passer des messages sur ce qui est permis de faire avec ces aéromodèles. Ces dernières années ont apporté la vulgarisation des multi-rotors, appelés communément drones, avec leur facilité d’emploi. Du jouet au professionnel, chaque appareil a bénéficié d’un essor fulgurant de la technologie et d’une mise en œuvre simple et rapide. Ainsi, plusieurs centaines de milliers de ces aéromodèles sont arrivés dans notre espace
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