Documents / Hearing transcript
This is the official record (compte rendu no. 56) of a public hearing held by the French Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices (OPECST) on 24 November 2014, chaired by deputy Jean-Yves Le Déaut. The hearing covered drone overflights of French nuclear installations: at least twenty drones had flown over nuclear sites in violation of the law. Drone makers, operators, regulators and nuclear safety officials took part. The chair concluded that the flights looked like an organised operation and that some changes to the law might be needed.
16 d’activités serait confié à une autorité de sûreté nucléaire indépendante, voire aux opérateurs eux-mêmes. Depuis 2009, par un protocole passé entre la gendarmerie et EDF, ces fonctions de sécurité sont assurées par des pelotons spécialisés de gendarmerie, positionnés à l’intérieur des installations des centrales nucléaires, dans un périmètre restreint. Ce sont donc des forces de service public qui, en dernier lieu, assurent la sécurité de certaines de ces installations. A partir du moment où l’on se pose la question du rapprochement sûreté – sécurité, ce qui existe dans d’autres pays, il faut bien tenir compte de l’importance des forces du service public positionnées dans les centrales nucléaires, et non pas simplement de sociétés de sécurité. C’est un élément essentiel si l’on veut conduire une réflexion sur l’opportunité de mêler les deux fonctions ou au contraire les tenir séparées. Pour terminer, il est clair que la coordination de ces questions de sécurité et de sûreté est essentielle. C’est le travail que nous menons à la fois avec les opérateurs et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), car il ne peut y avoir dissociation des deux sujets, ni de façon opérationnelle, ni dans les prescriptions que nous édictons les uns et les autres. La coordination fonctionne aujourd’hui, même s’il est toujours possible de progresser. C’est dans ce sens que nous la renforcerons pour la sûreté et la sécurité. M. Jean-Yves Le Déaut, président. Je vais parler en témoin de cette période. Ce qui avait amené au dispositif actuel, séparant sûreté et sécurité, était la différenciation de ce qui ressort de l’exploitation nucléaire de tous les jours et de ce qui relève du domaine régalien de l’État : lui étaient réservées la gestion des situations de crise, l’élaboration des normes, et la prise de décisions sur le nucléaire. Ces évènements nous font réfléchir sur cette question et vous venez de nous donner votre avis. Je vais demander au général Denis Mercier, non pas de parler de la même chose, puisque M. Rol Tanguy a parlé pour le Gouvernement, mais de s’exprimer en tant que spécialiste reconnu des drones. Le Centre d’études stratégiques aérospatiales, centre de recherche de l’armée de l’air, a publié en 2013 un ouvrage de référence intitulé Les drones aériens : passé, présent et avenir : approche globale, ouvrage que vous avez personnellement préfacé. Je souhaiterais que vous puissiez nous indiquer comment vous percevez la sécurité des installations nucléaires face à ces intrusions. En tant que chef d’état-major de l’armée de l’air vous êtes chargé de la protection de l’espace aérien : est-ce pour vous une nouvelle menace ou une menace identique à ce que l’on rencontre habituellement dans les centrales nucléaires ? Général Denis Mercier. Je ne crois pas être un spécialiste reconnu des drones, le livre que vous mentionnez était collectif. Il avait vocation à faire le tour de la question. La protection des centrales nucléaires ne relève pas du ministère de la défense. Comme il s’est agi de pénétration par air dans des zones interdites, je vais faire un point sur la chaine de défense aérienne et son utilisation pour la protection des espaces aériens. La chaine de défense aérienne en France relève d’une posture permanente de sûreté (PPS), inscrite dans le cadre juridique rigoureux du code de la défense. Elle est placée sous la responsabilité directe du Premier ministre. Compte tenu des caractéristiques de cette chaine, la France a opté pour la mise en place d’une haute autorité de défense aérienne (HADA), composée d’officiers de l’armée de l’air, nominativement désignés, placés sous les ordres directs du Premier ministre. Elle s’appuie sur une unité de l’armée de l’air implantée à Lyon-
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