Documents / Hearing transcript
This is the official record (compte rendu no. 56) of a public hearing held by the French Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices (OPECST) on 24 November 2014, chaired by deputy Jean-Yves Le Déaut. The hearing covered drone overflights of French nuclear installations: at least twenty drones had flown over nuclear sites in violation of the law. Drone makers, operators, regulators and nuclear safety officials took part. The chair concluded that the flights looked like an organised operation and that some changes to the law might be needed.
15 de surveillance. Nous avons rapproché les problèmes de sûreté des nucléaires civil et militaire. Toutes ces questions ont abouti à l’adoptions de lois, celle de 1999 d’abord, puis celle de 2006, après que j’eus rendu un rapport au Premier ministre. Mais nous nous trouvons aujourd’hui sur une autre problématique, posée par ces intrusions de drones hors la loi, celle de la sécurité. Nous allons vous demander d’expliquer rapidement comment est organisée la sécurité de nos centrales et qui en a la responsabilité. Je vais donner la parole d’abord aux représentants du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé de la coordination de la sûreté des installations nucléaires : M. Francis Rol Tanguy, secrétaire général, haut fonctionnaire de défense et de sécurité, accompagné de M. Christophe Quintin, chef de service de défense, de sécurité et d’intelligence économique, haut fonctionnaire de défense et de sécurité adjoint, et du général Christian Riac, responsable du département de la sécurité nucléaire, service de défense, de sécurité et d’intelligence économique, au secrétariat général du ministère. Que pensez-vous du système actuel ? Est-il bien adapté ou doit-il évoluer, avec peut-être une coordination de l’Autorité de sûreté nucléaire ? J’interrogerai ensuite le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, pour le ministère de la défense. M. Francis Rol Tanguy, secrétaire général du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et du ministère du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité, haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS). Dans les questions nucléaires mises en avant par ces survols de drones, les termes de sécurité et de sûreté, souvent équivalents dans le langage courant, ont deux acceptions bien différentes. Pour la sûreté nucléaire, une loi de 2006 a transformé en autorité indépendante le service qui, depuis les années soixante-dix, exerçait les contrôles en matière de sûreté des centrales et de radioprotection. Les questions de sécurité sont restées régaliennes au sens propre du terme ; elles sont exercées aujourd’hui, dans le cadre du partage des fonctions de défense, par le ministère de l’écologie et du développement durable et de l’énergie, et en l’occurrence du haut fonctionnaire de défense de ce ministère, pour tout ce qui concerne la définition et les propositions d’évolution de la règlementation et de la législation. Sur ces questions de sécurité, l’outil de coordination est le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), placé auprès du Premier ministre. Ainsi, c’est lui qui coordonne les moyens engagés pour faire cesser ces vols de drones au-dessus des installations nucléaires et en découvrir les responsables. Le haut fonctionnaire de défense que je suis se place dans le cadre de la directive de sûreté nucléaire de 2008. Je rappellerai ce que j’ai dit lors de la première audition, il nous semble que cette directive couvre les risques encourus aujourd’hui par ces survols. Cela dit, ce n’est pas parce que nous avons un premier sentiment de cet ordre qu’il ne faut pas continuer à réfléchir à une activité et une technologie naissantes comme celle des drones. Autant la question de la sûreté est régie de manière claire et univoque, à savoir que l’ASN édicte des prescriptions et que les opérateurs sont en charge de leur respect, autant, en matière de sécurité, les éléments sont partagés, certains relevant des prescriptions que les opérateurs doivent respecter au titre de la directive de sûreté nucléaire, d’autres de moyens dont dispose directement l’État. Confrontés à ces survols de drones, des plaintes ont été déposées, la justice conduit des investigations confiées à la gendarmerie. Le processus suit normalement son cours dans un État de droit. De la même manière, est réalisé un travail sous l’égide du SGDSN pour rechercher les responsables. On voit difficilement comment ce genre
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