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7 Des études ont été réalisées sur la vulnérabilité d’un minidrone, dans l’optique à la fois d’une conception robuste aux attaques contre nos minidrones, mais aussi pour alimenter une réflexion sur la neutralisation. En 2013, une étude technico-opérationnelle (ETO) a étudié la lutte contre des cibles de tailles plus importantes : ULM, avion « dronisé » de type aéroclub avec une surface équivalente radar (SER) assez forte. Pour la détection, ont été prise en compte les capteurs de type radar actif ou passif, ou encore veille optronique. Vu la faible signature d’un minidrone, cette étude nécessitera de prendre en compte un ensemble de moyens de détection comme par exemple le radar passif ou l’acoustique. Une opération d’expérimentation réactive (OER) est en cours d’instruction pour caractériser les capacités d’un radar passif face à cette menace, en particulier celui de l’Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA). L’OTAN a monté un projet de « défense intelligente » (smart defence), qui propose un travail multinational en utilisant les méthodes et processus mis en place pour la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI). Pour la neutralisation, plusieurs solutions s’offrent à nous, encore à l’état de recherche, comme : – les armes cinétiques, les lasers (avec option d’aveuglement des capteurs) ou les armes à énergie dirigée autres que le laser. Ces moyens posent le problème des dommages collatéraux et donc ceux de la maîtrise de la portée de tir et de la zone de crash. – concernant le brouillage des drones, les liaisons et le signal Galileo ou GPS sont facilement perturbables par un brouilleur. En revanche, les conséquences sur les autres utilisateurs (par exemple de WIFI ou du GPS) sont à prendre en compte dans la zone brouillée et aussi celles sur les tiers dans la zone de crash du drone. – protection passive, avec filet ou fumigène. Les briques technologiques existent donc. Il reste à les rassembler, les expérimenter et les déployer. Thèmes n° 2 : La protection externe des installations névralgiques M. Jean-Yves Le Déaut, président. – La protection des installations nucléaires fait l’objet de compétences croisées du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGNSD), de la gendarmerie, de l’armée de l’air, de la police, du RAID, du ministère de l’écologie, des opérateurs et de leurs formations locales de sécurité. Comment se fait leur coordination ? Nous nous interrogeons sur l’identité des pilotes auteurs des survols : terrorisme, espionnage, chantage, militants ? Le nombre important de survols sur une courte période, dont certains simultanés pour quatre centrales distantes de plusieurs centaines de kilomètres, laisse penser à une organisation structurée. Nous nous interrogeons sur les scénarios de riposte des forces de l’ordre : autorisation de tir ? Ce deuxième thème permettra d’examiner la question de l’adéquation des sanctions aux infractions. Actuellement, le survol des installations nucléaires est interdit dans un périmètre de 5 kilomètres et à une altitude inférieure à 1 000 mètres. Les sanctions en cas de
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