Documents / Hearing transcript
This is the restricted record of a confidential hearing held on 24 November 2014 by the French Parliament's Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), chaired by Jean-Yves Le Déaut. The hearing examined unidentified drones flying over French nuclear installations. SGDSN head Louis Gautier reported 40 overflights of 19 sites since 10 September, including six plants overflown at once on 31 October. Industry and military speakers judged the drones to be misused civilian models, and officials said helicopters had never seen one.
20 S’agissant plus particulièrement des réacteurs de recherche du CEA, les piscines de stockage du combustible sont situées dans le bâtiment réacteur ; la menace engendrée par les drones ne constitue donc pas un risque pour ces piscines, en termes de sécurité et de sûreté nucléaires. En matière de protection, les opérateurs ne peuvent pas se prémunir seuls contre ce type de situations. Le renseignement est important. En matière d’intervention et de neutralisation, la réglementation DGAC n’autorise pas à tirer avec une arme sur un engin volant même sans pilote. Une initiative de développement d’une filière française industrielle de sécurité a été lancée fin 2013 sous l’autorité du Premier ministre, avec le Comité de filière industrielle de sécurité (COFIS). Dans le cadre de cette initiative, un sous-groupe « expression des besoins » effectue le recensement des besoins de développement technologique (création ou amélioration) dans ce domaine. Le CEA, qui participe à ce sous-groupe, a soumis en mars 2014 une fiche sur le besoin de disposer de moyens de neutralisation des drones et réfléchit à des parades envisageables en mobilisant ses ressources technologiques. Certaines parades existent, d’autres sont en développement. Leur mise en œuvre peut nécessiter des évolutions législatives ou réglementaires. Débat : M. Jean-Yves Le Déaut, président. – J’ouvre la partie débat de notre réunion, qui permettra aux députés et sénateurs présents, notamment, de poser des questions. Je souhaiterais tout d’abord m’adresser au ministère de l’écologie et aux services du Premier ministre en rappelant que la loi du 13 juin 2006 sur la transparence de la sûreté nucléaire a créé un Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), présidé par l’ancien sénateur, ancien membre de l’Office, Henri Revol, et qui fonctionnait bien, de l’avis des associations. Ce haut comité n’a pas été renouvelé depuis le mois de février, malgré les démarches que j’ai effectuées personnellement auprès du Premier ministre. Lors de discussion du projet de loi relatif à la transition énergétique, nous avions déposé un amendement d’appel en ce sens. Je profite de l’audition d’aujourd’hui pour dire qu’en n’apportant aucune réponse, on risque d’alimenter l’inquiétude. Mme Catherine Procaccia, sénateur. – Si j’ai bien écouté les précédents intervenants, les drones qui ont survolé les installations seraient des drones civils hors la loi et ils constitueraient une menace potentielle. Aucun n’a encore été intercepté. La destruction éventuelle d’un drone obligerait à prendre en compte les populations, notamment au plan juridique. Il reste à la gendarmerie de confirmer qu’il s’agit bien de drones. Il convient encore de valider des techniques de « dissuasion »... J’en arrive au sentiment que, pour l’instant, on ne peut rien faire tant qu’on n’a pas été plus loin. En attendant ces validations, nos centrales et équipements stratégiques continueront donc à être survolés. Le président Le Déaut l’a bien dit, les populations sont inquiètes, même si je partage vos analyses selon lesquels il n’y a pas de véritable risque. Doit-on continuer à attendre sans rien faire ? Une action concertée avec d’autres pays est envisagée. Connaissent-ils également des survols des centrales nucléaires et installations stratégiques ?
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