Documents / Hearing transcript
This is the official record (compte rendu no. 56) of a public hearing held by the French Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices (OPECST) on 24 November 2014, chaired by deputy Jean-Yves Le Déaut. The hearing covered drone overflights of French nuclear installations: at least twenty drones had flown over nuclear sites in violation of the law. Drone makers, operators, regulators and nuclear safety officials took part. The chair concluded that the flights looked like an organised operation and that some changes to the law might be needed.
26 M. Yannick Rousselet, responsable des questions nucléaires à Greenpeace France. Monsieur le président je vous remercie d’avoir organisé cette réunion, car, a priori, cette affaire dure depuis quelques mois. Malgré quelques propos lénifiants de la part de ministres, comme le ministre de l’intérieur qui, il y a trois semaines, a dit qu’il suffisait de neutraliser ces drones – il en a donné l’ordre –, finalement les choses continuent. Je considère donc la réunion d’aujourd’hui avec grand intérêt. J’espère qu’elle aura des suites, car il ne s’agit pas, chacun à notre tour, de tenir des propos plus ou moins rassurants, mais que cela aboutisse. Je vous rappelle que nous avons produit notre premier rapport sur les risques aériens sur les centrales après l’attentat du 11 septembre 2001. Nous avons nous-mêmes organisé un survol illégal en novembre 2011, pour souligner que ces drones peuvent poser un problème. Nous avions à l’époque survolé l’établissement AREVA de la Hague, sans que personne ne s’en émeuve. Nous l’avons immédiatement revendiqué en publiant la vidéo expliquant que c’était nous. Personne n’a entendu. La réalité est que maintenant, à nouveau, cette question se pose. J’insiste sur le fait que nous ne sommes absolument pas responsables de ce qui s’est produit là, bien que cela aurait arrangé tout le monde. Ce n’est pas nous, et nous n’avons aucune idée de qui cela peut être. M. Jean-Yves Le Déaut. Certains disent que ce sont de plus radicaux que vous d’un pays voisin. M. Yannick Rousselet. Toutes les hypothèses sont possibles. D’autres disent que ce sont les services secrets français voulant tester les services internes. Tout est possible. J’entends parler de petits drones, de drones légers. J’entendais M. Repussard tout à l’heure citant la télévision. Il est problématique de considérer que l’IRSN n’aurait que cette source d’information et en déduise que les risques seraient faibles. M. Jean-Yves Le Déaut. L’IRSN fait bien son travail. M. Yannick Rousselet. Absolument, encore faut-il que l’information lui soit donnée. Je ne le remets pas en cause. Mais il est important de parler de la coordination des services et nécessaire que l’ensemble des personnes soient informées au même niveau. Pour répondre à votre question sur l’inquiétude, ces nombreuses intrusions sont concertées, car, le 31 octobre au soir, six sites ont été survolés en même temps. Nous avons des témoignages de gendarmes sur le site de Creys-Malville qui indiquent des survols dans des conditions de vent de 70 kilomètres-heure avec de la pluie. Des hélicoptères à Golfech ont suivi ces drones pendant 9 kilomètres au moins. Un drone a circulé entre Flamanville et l’établissement AREVA de Le Hague, sur une distance de 18 kilomètres. La thèse des petits drones, des petits jouets avec lesquels il faudrait avoir le nez sur la clôture pour les faire voler, évidemment ne tient pas. Cela doit être pris avec sérieux. Nous pensons, nous, que différents types de drones ont été utilisés, d’après les différents témoignages. M. Jean-Yves Le Déaut. On nous a dit l’inverse tout à l’heure, aucun hélicoptère n’aurait suivi des drones. On a posé la question. Quelle est la source de vos informations ? M. Yannick Rousselet. Dans tout gendarme sommeille un citoyen, qui peut supposer que l’installation à côté de chez lui n’est pas forcément au top de la sécurité et de la sûreté. Il peut, régulièrement, nous appeler et nous parler. Il y a des agents EDF qui font de même. Certains appellent directement les médias locaux. Les témoignages que nous avons n’ont que la valeur de témoignages. Nous avons sûrement moins d’informations que les
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