Documents / Hearing transcript
This is the restricted record of a confidential hearing held on 24 November 2014 by the French Parliament's Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), chaired by Jean-Yves Le Déaut. The hearing examined unidentified drones flying over French nuclear installations. SGDSN head Louis Gautier reported 40 overflights of 19 sites since 10 September, including six plants overflown at once on 31 October. Industry and military speakers judged the drones to be misused civilian models, and officials said helicopters had never seen one.
26 l’ordre de destruction. C’est la même problématique que sur les plus gros avions. Sinon, on risquerait d’abattre un ULM qui aurait perdu son chemin… M. Jean-Yves Le Déaut, président. – Des hélicoptères ont poursuivi certains survols de drones, ont-ils pu les voir ? Général Denis Mercier. – Non, il n’y a pas eu de reconnaissance physique de drones par l’armée de l’air. Général Michel Pattin – La mission est partagée en fonction des sites, en ce qui concerne la gendarmerie, plus de quatre-vingts heures de vol d’hélicoptères ont été réalisées à la suite d’annonces de détection de drones. Jusqu’à présent, nous ne nous sommes pas trouvés en situation de concomitance d’un hélicoptère et d’un drone. Bien que pré-positionnés à proximité de la centrale, ces moyens aériens n’ont pas été en capacité de détecter et de chasser un de ces drones. M. Philippe Sasseigne. – Dès lors que nous avons des survols détectés, nous informons systématiquement les commissions locales d’information (CLI), ce qui a quelques fois entraîné leur réunion. Cela correspond au protocole et à la communication que l’on doit aux CLI autour de nos sites. Les dispositifs de sécurité à l’encontre des menaces externes et malveillantes résultent de dispositions matérielles, organisationnelles et humaines. La « bunkerisation » ou une autre solution relative aux bâtiments combustibles n’est pas forcément optimale. Il faut examiner de façon rationnelle l’ensemble des dispositions possibles. Suite à l’accident de Fukushima, l’ASN nous a déjà demandé un grand nombre d’évolutions techniques sur nos piscines, dispositions que nous avons déjà mises en place pour certaines, que nous sommes en train de réaliser pour d’autres. Ces dispositions ont pour objectif de, s’il y avait un incident sur une piscine – et pas forcément lié à un drone –, pouvoir assurer dans la durée le refroidissement de tout combustible contenu dans ces piscines. Nous avons et sommes donc en train de renforcer, de façon très significative, le niveau de sûreté de nos installations, comme nous le faisons tout au long de la vie de ces installations. Nous en discutons très régulièrement avec les équipes de l’ASN. Mme Anne-Yvonne Le Dain. – Ma question est quelque peu polémique. Quel est le niveau de coordination pour l’élaboration d’un plan en la matière ? M. Francis Rol Tanguy. – Les choses sont très claires, la coordination est assurée par le SGDSN, qui remplit le rôle de partage des compétences. M. Marc Antoine, conseiller pour les relations institutionnelles et la communication, secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). – Comme l’a indiqué M. Louis Gautier, le SGDSN, qui est un des services du Premier ministre, assure la coordination interministérielle, il n’a pas de rôle opérationnel. Les trois groupes de travail constitués sur les survols de drones conduisent à des réunions fréquentes avec les différents services. Général Michel Pattin – La durée des survols est très variable. D’après les informations recueillies, elle est de quelques secondes à quelques minutes au maximum, avec parfois des passages répétés à une heure et demie d’intervalle.
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