Documents / Hearing transcript
This is the restricted record of a confidential hearing held on 24 November 2014 by the French Parliament's Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), chaired by Jean-Yves Le Déaut. The hearing examined unidentified drones flying over French nuclear installations. SGDSN head Louis Gautier reported 40 overflights of 19 sites since 10 September, including six plants overflown at once on 31 October. Industry and military speakers judged the drones to be misused civilian models, and officials said helicopters had never seen one.
15 rouge ou verte. Autant que l’on peut se rendre compte, l’envergure de ces engins s’établit entre 30 / 40 centimètres et 1,50 / 3 mètres. Nous avons quelques photos mais elles ne sont pas très précises et ne permettent pas d’avoir un contour précis des drones. Thème n° 3 : La sécurité dans le périmètre des installations nucléaires M. Jean-Yves Le Déaut, président. – Nous abordons maintenant le troisième cercle concentrique, le plus proche des installations nucléaires Le ministère de l’écologie est chargé de la coordination de la sécurité et de la sûreté des installations nucléaires. Pouvez-vous nous parler du partage des rôles dans les investigations en cours ? M. Francis Rol Tanguy, secrétaire général du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie et du ministère du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité, haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS). – Dans le code de l’aviation civile, le survol d’une centrale nucléaire constitue un délit. Les investigations menées sur les constats d’actes délictueux sont conduites par la gendarmerie du transport aérien, sous la responsabilité de la justice. La responsabilité du ministère de l’écologie est de définir le cadre juridique et de faire en sorte qu’il soit appliqué. Il s’agit notamment, pour les opérateurs, de mettre en œuvre ces directives, comme les représentants d’EDF ici présents pourront nous le dire. Nous sommes amenés régulièrement à les inspecter, dans un bon climat de collaboration. Le schéma dressé par M. Louis Gautier a fait l’objet d’une refonte des textes à la fin de l’année 2011, à la fois pour tenir compte d’exigences internationales (ONU, AEIA), pour rapprocher et harmoniser les règlementations (vols, détournements de matières nucléaires du fait de la prolifération potentielle), pour prendre en compte les démarches de sûreté et de sécurité. Une directive nationale de sécurité fixe les mesures à prendre. La réponse à ces menaces (survols, intrusions…) repose sur un principe de défense dans la profondeur qui comporte des mesures de dissuasion (présence d’éléments physiques autour des centrales nucléaires), de prévention, de détection, de retardement et d’intervention (opérateurs ou services de l’État). Sur les sites, la coordination est assurée entre sécurité, de la responsabilité de l’État et des opérateurs, et sûreté, sous la responsabilité de l’Autorité de sûreté nucléaire. La question des drones nous interpelle car il s’agit d’une évolution technologique posant des questions nouvelles. En matière de sécurité aérienne, beaucoup de ces drones échappent au système de couverture du territoire. Il conviendra donc de s’adapter, tout en veillant à faire en sorte que le secteur industriel, pour lequel la France a une certaine avance, ne se retrouve pas non plus étranglé par la règlementation. M. Jean-Yves Le Déaut, président. – L’Office a été à l’origine de la législation relative à la sûreté des installations nucléaires, en créant une autorité indépendante. Il revient également aux opérateurs de consentir aux efforts nécessaires de défense en profondeur des sites. Notre collègue député Daniel Boisserie indique qu’il s’agit d’investissements lourds mais absolument nécessaires. Jusqu’à présent, les opérateurs tirent argument de la non- adaptation de la règlementation pour retarder ces investissements. Ces investissements sont-ils nécessaires ? La menace nouvelle constituée par les drones amènera-t-elle les opérateurs à effectuer des investissements supplémentaires par rapport aux tests de résistance (stress tests) au niveau européen dont nous avions déjà débattu dans le cadre de l’accident de Fukushima ?
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