Documents / Hearing transcript
This is the official record (compte rendu no. 56) of a public hearing held by the French Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices (OPECST) on 24 November 2014, chaired by deputy Jean-Yves Le Déaut. The hearing covered drone overflights of French nuclear installations: at least twenty drones had flown over nuclear sites in violation of the law. Drone makers, operators, regulators and nuclear safety officials took part. The chair concluded that the flights looked like an organised operation and that some changes to the law might be needed.
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32 Ce que l’on a mis en place après Fukushima, gardant l’idée qu’il faut être très humble sur ce qui peut arriver, comme l’a souligné M. Patrick Lagadec au début, le « noyau dur » cité par M. John Large, est simple. Que faut-il pour résoudre le problème d’un cœur de réacteur ou d’une piscine ? De l’eau, donc des pompes et de l’électricité pour les faire fonctionner. C’est assez rustique et robuste, cela va dans le bon sens en termes de sûreté, et de la même façon en matière de sécurité. Cela ne répond peut-être pas à toutes les questions et c’est pour cela qu’il faut nous rencontrer. Mais n’oublions pas qu’ont été mis en œuvre, dans toutes les installations, des diesels pour l’alimentation électrique et des sources d’appoint en eau, même provisoires, car il peut y avoir des fuites de piscines, ainsi que des scénarios plus improbables et mal appréciés. La possibilité de remettre de l’eau dans une piscine est basique, ce sujet comme d’autres ont été travaillés. Tout n’est pas forcément déployé dans leurs formes définitives, mais ces problèmes sont traités. Avant que les problèmes cités ne se produisent, une des questions est de savoir si, en quelques heures, des forces venant de l’extérieur sont capables de ramener de l’eau. C’est l’un des objets de la force d’action rapide que nous avons demandée à EDF. Je reviens sur l’évaluation complémentaire de sécurité. Après Fukushima, l’ensemble des autorités européennes s’est occupé de la partie sûreté. Je rappelle que mes homologues sont en charge de la sécurité, et pour être tout à fait clair, ils y ont travaillé. Mais ce ne pouvait pas être traité de la même manière. Des règles de confidentialité existent, même si tout n’est pas confidentiel. Ce n’est donc pas à moi de les décrire, et je pense que mes collègues du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) pourront aller plus loin. Sur la question d’une éventuelle réforme, par définition juridique, je vous rappelle enfin qu’une autorité indépendante ne peut être investie d’une mission que par la loi. M. Denis Baupin. Pensez-vous qu’il faille attendre la prolongation des centrales pour envisager la bunkérisation des piscines ? M. Pierre-Franck Chevet. Nous travaillons sur cette question, ce n’est pas une surprise car nous en avons vu l’enjeu à Fukushima. Le travail est en cours dans le cadre du débat sur l’extension éventuelle au-delà de quarante ans des réacteurs nucléaires. La bunkérisation vise explicitement les actes de malveillance, mais le fond du sujet, c’est d’abord de remettre de l’eau et de garantir l’inventaire en eau des piscines. Tant qu’il y a de l’eau, il n’y a pas de problème, c’est différent s’il n’y en a pas. Contrairement à ce qui a été dit, le système permettant d’apporter de l’eau n’est heureusement pas unique. Le travail est donc en cours et les conclusions seront faites avec celles sur l’extension au-delà de quarante ans. Peut- être, par cohérence, des mesures anticipées seront préconisées sur d’autres réacteurs. M. Yves Marignac, directeur de WISE-Paris. Je voudrais faire quelques observations très rapides et poser trois questions à l’IRSN et à l’ASN, questions qui se posent au moins depuis le 11 septembre 2001. Je note avec beaucoup de satisfaction que l’on progresse dans la manière d’en discuter, car trop souvent le secret-défense y est opposé. Nous ne sommes pas dans cette situation, c’est très bien. Sur le plan institutionnel, l’intervention de M. Francis Rol Tanguy a bien montré que les approches en termes de sécurité et de sûreté nucléaires restent très séparées. Elles sont coordonnées, selon ses termes, mais la situation actuelle appelle au contraire à les intégrer en faisant la distinction indiquée par M. Chevet et par d’autres entre les mesures qui relèvent de la sécurité au sens strict, qui doit rester une mission régalienne organisée comme elle l’est aujourd’hui, et ce qui relève de la robustesse des dispositifs de sûreté aux agressions et aux
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