Documents / Hearing transcript
This is the official record (compte rendu no. 56) of a public hearing held by the French Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices (OPECST) on 24 November 2014, chaired by deputy Jean-Yves Le Déaut. The hearing covered drone overflights of French nuclear installations: at least twenty drones had flown over nuclear sites in violation of the law. Drone makers, operators, regulators and nuclear safety officials took part. The chair concluded that the flights looked like an organised operation and that some changes to the law might be needed.
“Mons”7 pages
31 cela ? On a dit tout de suite que ce harcèlement était effectué dans un but de communication. On a observé des passages du même ou d’un autre drone une heure après, mais jamais en survol de la centrale. M. Yannick Rousselet. C’est tout de même en contradiction avec des témoignages précis de travailleurs d’EDF, qui affirment avoir pu en observer à Flamanville trois quarts d’heure d’affilée. M. Jean-Yves Le Déaut. Ces travailleurs devront venir nous voir. Nous ne sommes pas une commission d’enquête, mais nous avons posé la question tout à l’heure, et nous avons eu cette réponse. A partir du moment où nous avons eu des réponses, nous devons en tenir compte pour essayer de faire une hypothèse. Mme Isabelle Jouette. Monsieur le président, il se trouve que je connais très bien Flamanville et la région, et trois quarts d’heure au-dessus de cette centrale, ce n’est pas vrai. M. John Large. Dans mon rapport confidentiel, vous verrez qu’il existe des liens où l’on signale la capacité des drones. On y voit un lien hypertexte montrant des drones d’une autonomie de plus de soixante minutes. La BBC utilisait des drones de 15 000 euros pour un vol de soixante minutes. Ce sont des drones de type hélicoptère. L’autonomie est inversement proportionnelle à la capacité de charge. Un de ces drones est capable de soulever un homme de 60 kilogrammes. Il ne faut pas regarder l’autonomie, ni la capacité de charge, mais la possibilité d’attaquer les vulnérabilités des systèmes. Cela peut être une question de quelques kilomètres, quelques minutes, quelques kilogrammes, les installations françaises sont vulnérables à ces attaques précises. L’effort physique peut être minime. Il suffit de chatouiller une installation pour modifier son équilibre et introduire un facteur d’instabilité. C’est ce qui s’est passé à Fukushima et à Tchernobyl. Une toute petite intrusion peut injecter un élément de déséquilibre et mener à une perte catastrophique M. Jean-Yves Le Déaut. À vos questions et à celles de M. Denis Baupin, nous attendons la réponse de l’ASN. Je voudrais compléter : avez-vous attendu l’affaire des drones pour vous préoccuper de ces questions ? M. Pierre-Franck Chevet. La réponse est non. Nous sommes abondamment cités dans le résumé du rapport fourni par M. John Large. Nous avons un succès de lecture colossal sur notre œuvre. Nous découvrons ce rapport. Il n’a pas été diffusé largement, et je remercie le sens des responsabilités des uns et des autres. En méthode, je proposerai que nous ayons une réunion de travail après lecture, avec ses auteurs, ses commanditaires et nos collègues du haut fonctionnaire de défense et de la sécurité (HFDS), pour examiner de manière plus détaillée ce qu’il contient. Pour le résumé qui en est fait là, effectivement, il y a des points d’amélioration que nous avons identifiés, juste après Fukushima, pour lesquels le travail est en cours. Nous les avons identifiées justement pour pouvoir mettre en œuvre des mesures. Même si toutes les mesures « en dur » ne sont pas encore installées sur les tranches, des éléments provisoires sont là. C’est l’angle relatif à la sûreté qui est utilisé, qui aboutit à des conclusions de nature sécuritaire. Les choses sont évidemment liées.
Hearing transcript, cited by the archive. The PDF is mirrored here; the original link is above. 36 pages are in the text index: search them above, or from the library's search.