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11 particulier vis-à-vis du risque de prolifération de véhicules dotés de plus grandes capacités au fil du temps. Quand il s’agit de petits drones, le premier problème est celui de leur détection, car ces aéronefs ont de ce point de vue au moins trois inconvénients. Ils sont petits, pas forcément métalliques et volent bas et lentement, tous éléments extrêmement désagréables en matière de détection car ils la rendent délicate. L’ONERA s’est déjà penché sur ces problématiques pour de la détection radar classique ou passif, optique, acoustique. Nous sommes en particulier en mesure de faire des signatures acoustiques ou radar des différents modèles de drones existants, de façon à donner quelques éléments sur la menace, pour reprendre une terminologie militaire. Nous avons également la possibilité de faire des mesures sur le terrain, en mettant en œuvre des capteurs et leurs capacités à détecter ce type de véhicules. La détection indirecte par les liaisons montantes et descendantes, toujours envisagées, se heurtera dans le futur à la possibilité d’engins de plus en plus autonomes, pour lesquels la liaison de données sera moins utilisée. Elle se heurte également au problème du spectre électromagnétique. Il n’est pas question d’obérer toute son utilisation, au prétexte de brouiller un drone. De même, le brouillage du GPS est très facile à faire. Pour autant, nous voyons arriver des centrales inertielles à bas coût ou des systèmes capables de recréer leur environnement de type SLAM (simultaneous localization and mapping), qui se localisent et recalculent leur environnement et permettent de se passer du GPS. Cela ne concerne pas le présent mais ce qui sera dans le futur. Il est important de s’y intéresser dès maintenant. L’ONERA, par ses compétences techniques en matière de drones et de détection, est en mesure de donner un avis sur toutes les solutions techniques proposées. Nous pourrons aussi être force de proposition dans différents systèmes. En particulier, nous avons développé le domaine du radar passif, qui pourrait être tout à fait utilisable dans ce genre d’action. Ce rôle d’expert a déjà été souligné, car lors du survol de ces centrales, l’ONERA a déjà été sollicité par les entités en charge de leur sécurité. Nous avons donné suite et sommes prêts à le refaire dans le futur. M. Jean-Yves Le Déaut, président. Je vais donner la parole à M. Alexandre Garcia, professeur d’acoustique du Laboratoire de mécanique des structures et de systèmes couplés, du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). J’ai été marqué par votre projet de localisation de drones par des méthodes audio et vidéo, présenté à l’Agence nationale de recherche (ANR). Il a été présenté avec l’Institut Saint-Louis (ISL), organisme de recherche franco-allemand. J’ai lu l’appréciation de l’ANR, elle est excellente. Habituellement, avec une telle appréciation, le projet est continué, mais il semblerait – vous allez nous le dire – que la partie allemande ne l’ait pas souhaité. On aurait pu engager des recherches dans le champ de ce qui nous préoccupe aujourd’hui, mais pour l’instant elles ne sont pas financées. M. Alexandre Garcia, professeur d’acoustique du Laboratoire de mécanique des structures et de systèmes couplés, du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Je vous remercie de me donner la parole pour me permettre de présenter ce projet, qui constitue une réponse à un appel d’offre de protection des infrastructures sensibles. Il a été dénommé « Avalon », acronyme de la traduction anglaise de « localisation automatique de drones par méthodes audio et vidéo ». Le coordinateur était donc l’ISL un organisme franco- allemand de recherche lié à la défense nationale. Le partenaire de l’ANR était le ministère fédéral de l’éducation et de la recherche allemand. La gendarmerie nationale, EDF, GDF et Suez constituaient des soutiens institutionnels et des utilisateurs potentiels, sachant que nous
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